mercoledì 6 febbraio 2008

solitude - illustration Dominique Landau





Accroupie dans l’ombre






Elle guete voutée par le désespoir
Sorcière sans pitié et sans son balai
Si au moins elle l’avait…son balai…
Non
Aucun soir aucune nuit ni la plus sombre
Aucune tempete ni vent furieux non
Rien ne la fera s’envoler
Elle reste là et me harcèle
Toujours assoiffée –
Jamais rassasiée
Affamée
Avide de compagnie…
Et pourtant elle n’est jamais seule, elle,
La solitude…

depuis quelques années - illustration Dominique Landau





La vieillesse s’annonce petit à petit come une migraine







L’^age s’en va petit à petit comme cette migraine
Il ne reste que des demies graines
De vie
Pas se plaindre
Ne rien craindre
La mémoire est là
La lucidité n’est point feinte
La vie est encore toujours à tes c^otés
Peut-^etre un peu cachée par l’ombre
Des années
Belles années toutes si bien vécues…..

Alors continue
les migraines finiront bien par s’en aller

martedì 5 febbraio 2008

cirque triste- écrit il à longtemps..illustration Dominique Landau


Toujours à l’avant
Traverser mers terres cieux
veux point de frontières
voudrais devenir sourde
Ne pas faire attention
non pas par prudence
Mais par instinct
Se défendre
Pouvoir faire dispara^itre
Toutes ces paroles
Vrombissements
Vomissements
Paroles vides
Criblées d’ un cynisme à crever les yeux
Un non-sens plein de fausseté
D’un c^oté…de tous….
Les autres?
Comprends plus rien
Terrifiés cependant à entendre les
Paroles devenues à la mode: terrorisme terroristes
– toujours existées –
Et comme la soi disant mode
ainsi aussi tourne en rond sur soi-m^eme
Premiers terroristes?
On le sait bien – ceux qui gouvernent –
Qui nous gouvernent
Nous pauvres hères
Marionettes de ce guignol
Sommes restées sans cervelles impuissants
presqu’ignorants
beaucoup de pauvres croyants
Très peu de discernement – difficile –
Tombés au beau milieu
De ce mauvais go^ut
De ce bout de ce tout
Devenu sans aucun sens

Feindre
Ne pas se laisser prendre
À ce jeu rempli d’incendies de mots
Attendre les incendies des vrais feux…
Pouvoir fendre
Ainsi que la foudre
Avant de les laisser se prendre à leurs propres jeux
Faudrait les pendre
Tous
A leur bave qui nous crache
Dessus
Comme si de rien…

Sorcière avec ton balai
Fée et ta baguette de rayons dorés
Lancez votre regard magique
Invisible et puissant
Devenez frénétiques
Faites tomber
Avec un grand fracas
Leurs cirques immondes
Tous les cirques
Leurs clowns ne sont plus ceux d’antan
- pleins de joies et de rires -

Alors donnez –nous le silence.

lunedì 4 febbraio 2008

essaim - illustration Dominique Landau



Essaim de dessins
Viennent me piquer
Comme des abeilles
Pour continuer
Ces dessins
Commencés
abandonnés

À leurs sorts
Allez un petit effort

les toiles vierges aussi t'appellent
T'aimes te salir les doigts
De couleurs
Te barbouiller jusqu'au nez
Cela te t'amuses
je le sais

Alors?

qu'attends-tu?

Je n'attends plus rien
à peine Godot

à mon frère - photo Dominique Landau



Complicité de mes nuits
Endroit de mes reves désirs
regrets
Très peu
Un seul:

Détruire la destinée offerte par la guerre

L’enfance perdue jamais regrettée
La fuite et puis
La merveilleuse arrivée à Rio
mais sans mon frère

Complicité de la distance

Distance éperdument detestée
Adolescence solitaire
Le nez - il est long –plongé dans les livres
A rever
à vouloir changer mon nez…
…complexe éternel et absurde ….
Cela n’était qu’un masque:
Pour me défendre
pour me cacher
pour ne pas montrer
pour ne pas crier hurler pleurer eh, oui sangloter…
De jalousie
Mon frère – oh! Le bel enfant! –
Je l’entendais partout
Ma mère,lui disais-je, là-bas, loin les jours de mon enfance –
Ma mère embrasse-moi…
Elle s’envolait vers mon frère…

Je grandis
Et malgré tout
Je crevais de jalousie
Il continuait à etre et avoir ce que moi ne pouvais pas, n’avais pas
Liberté – sur, c’était un homme – les temps étaient autres…
Amour
Beauté - moi laide – d’après ma mère…

Encore et encore trop de distances d’absences
D’annéees pasées
De morts pardonnés
Regrettés

Vies sèparées
cependant - combien identiques
L’ essentiel:
Sentiments sensations émotions

Complicité autant désirée
La vieillesse nous l’à donnée
Oserais-je dire: redonnée?
Oui.
Je l’ai toujours sentie
Malgré les distances
Les absences
Les jalousies
…….et autres conneries!
j’avais besoin d’un signe…”donna di poca fede”
paroles d'un ami
Il a raison.
Et voilà!

Ce n’est point de notre temps?
Ordinateur, pixel, bytes et je ne sais plus quoi,
mais comme je l’aime ce MAIS!

Il nous donne
La complicité “ on line”.

sabato 2 febbraio 2008

contre toutes les guerres



contre toutes les guerres
n’importe où
n’importe quand
n’importe comment
discours à n'en plus finir
murmures paroles paroles
paroles...

mais, oh mais
déchirants cris
cantilènes complaintes
Nous blessent
Nous heurtent
telle une hémorragie
On s’éxténue
On parle on pleure
On manifeste
on poursuit l’ennemi.
Rien à faire
La mémoire n’y est plus
comme une entorse
Faite de fils de fers
Inexplicable
Avide
D’éteindre là au loin un semblant de lumière…
Pourquoi pas atteindre
Ce dernier rayon de lumière
Là-bas au loin
Malgré et peut - ^etre , oui,
Lacérer ces rumeurs
Saturées d’angoisses d’anxietés
A la recherche d'un temps perdu
une paix partout eclaboussée de guerres

La mémoire s’est envolée
La mémoire est tombée
cassée
Faudrait recoller les milles petits
si petits presqu’ invisibles morceaux.

L’amnésie est plus forte.

venerdì 1 febbraio 2008

livre infini



Il rigole:



Le tableau pas encore fini
la regarde narquois
Sadique
Se moque-t-il de moi?
Sournois va!

Elle se demande
Continue continue pas
Je le pose dans un coin
Face au mur blanc
Veux plus le voir
Sais plus juger
Bon pas bon
Veut rien dire
Besoin d’autres yeux
Regards frais nouveaux-nés

Aucune importance

Et ce dessin achevé
Sadomaso
Car fait avec cet engin
Merveilleux
Compliqué
Qui souvent se fout de moi
Je l’adore
Malgré tout

Ce dessin
Qu’en faire?

La cité de mes reves est endormie
Est-elle reveillée?

Et ce livre entamé
Avec peine feuilleté
Pourquoi ?

Les jours passent
La cité de mes reves se réveille
Je m’endors
Je vois mon dessin
- sait déjà sa destinée –
- il ira loin
- là –bas avec les autres
- là-bas où il sera vu

Revenir sur mes pas
Retourner le tableau

Voir à travers un nuage
Cette toile-
son sourire
Enigmatique

Fascinée comme toujours par ces
– ses – lignes
Elle voit
la joie la reprends
Le défi est toujours là
C’est moi
C’est nous
Ce ne sera point lui qui prendra le dessus

Le tableau devant moi
Mes doigts l’habille
Le caresse.

Il est là
Me lance un regard
Timide
Confus
Il a été vaincu.

La cité de mes reves est endormie
Elle et moi avons fini de rever

Je recommence le livre
Un livre qui jamais ne finira.