domenica 13 aprile 2008

seconde partie - la petite Piazza 1-photo Dominique Landau


Toujours aimé les escaliers. Pourquoi?

Oui, je suis toujours ici à Velletri et ma petite Piazza devant moi. Et mes balcons.
.Les balcons, pas difficile de savoir pourquoi ils me plaisent: fleurs, plantes et vue. Voyeurisme, éspèce de.Mais, si la vue va aussi loin dans l’espace, je vois la mer. Elle me manque. Son bleu, ses vagues, comme la vie qui jamais ne s’arrête ,oh, oui, quand on crève et même….
Les lignes que les vagues dessinent sur le sable. Fascinant. J’y est découvert mes lignes, à moi. Jamais disparues. Mon humeur les assombrissent parfois, mais après elle reviennent encore, elles y sont pleines de la vie qui m’attirent.Toujours. De cette vie que je crois avoir bien vécue. Cependant. J’en voudrais encore, de cette vie d’antan. Bref. C’est pas à moi de décider, d’ailleurs j’en ai marre de toujours décider.Laissons faire, le temps et ses étoiles,et le vent qui emporte tout.
On peut aussi voir des montagnes, celles-ci , je les aime pas, elles me donnent le vertige.

Mais je parle des escaliers. Faut pas m’interrompre. Je les aime, les escaliers. Qui sait pourquoi , quelque souvenir de mon enfance? Ou à peine à cause du mouvement, bouger les jambes,d’une façon toujours différente. Aujourd’hui, je dois faire un peu plus d’attention, je ne voudrais absolument pas tomber et me casser la gueule ou autre  enfin un exercice, monter descendre 30 fois par jour c’est déjà quelque chose pour quelqu’un qui ne bouge pour ainsi dire pas beaucoup.
Les escaliers de ma vie, sont très variés. Comme les escaliers de toutes les maisons où je me suis trouvée, par choix ou par destin?. Question sans réponse.

sabato 12 aprile 2008

fin première partie de la petite Piazza-illustration Dominique Landau


Le matin tôt, je descends acheter le journal d’ici.
“ Carlo Sconamiglio et Assunta Ponti trouvés morts sur la Piazza hier à minuit. Pietro Madrazo, et un inconnu,( connu de tous mais sans identification) , blessés se trouvent à l’hopital. L’arme du crime a été trouvé dans un petite ruelle, près de la Piazza, sans empreintes. On ne connaît pas le motif. L’assassin inconnu.. La police fait appel aux citadins pour n’importe quelle information qu’ils peuvent avoir.

Je cours à l’hôpital.
Je réussis à passer – pas difficile ici – et demande a une infirmière , où se trouve Pietro Madrazo. Elle me donne le numéro de la chambre sans rien me demander.J’ouvre la porte et je vois que les deux sont au lit avec des aiguilles partout, mais il y aussi un policier qui me demande qui je suis, je lui réponds la fiancée de l’un d’eux. Il ne demande pas duquel.Quelle chance j’saurais pas quoi lui répondre. Je m’approche du barbu, il ne dit rien . Il regarde, c’est tout. C’est lui qui à l’air au plus mal. Le policier se trouve à mes côtés, suspect, il à raison en fin de comptes, je vais voir l’autre, à m’entendre lui dire “ciao, ça vas?” Il ouvre les yeux me regarde avec un vrai sourire, vois le policier et ouvre la bouche mais!? Oui !!!!!il parle, ne baffouille absolument pas, le "fiancé", il parle très clairment et dit:” c’est Antonino le mari disparu d’ Assunta qui a tiré”. Fou? OH, non, pas du tout,d’ailleurs je m’en doutais.

C’est donc à lui, le soi disant “ fou du village”, qu’on doit d’avoir découvert l’assassin.
Faire le fou pour que personne ne l’approche, pour se sentir encore plus libre.
Adaptation pathologique de sa personnalité à l’ambiance?

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venerdì 11 aprile 2008

la petite Piazza 2 q - illustrations Dominique Landau


Ah, les voilà qu’ils arrivent, deux d’un côté, elle de l’autre. Ils sont aussi contents que moi de nous revoir. On diraient vraiment des amis de toujours. Cela fait plaisir,on commencent à bien s’aimer, malgré défauts de part à part, Il semble, que le moustachu a dû aller à Rome chez des anciens compagnons, le barbu a eu un gros rhume, et ma petite amie, a eu un travail pas facile du tout pour une dame pas facile du tout. Le “fiancé” aura probablement eu une de ces terribles cuites et n’est pas sorti ces jours.ci. On verra bien. Ils sont si contents de se voir et je suppose de me voir aussi, qu’ils ne me demandent rien mais parlent et parlent. Le moustachu raconte ce qu’il a vu à Rome, manifestations, - of course, il y a toujours une ou plusieurs – il raconte tout ému du plaisir qu’il a eu à revoir ses amis, parler de politique, là il s’interromps fait un clin d’oeil à son ami le barbu, oui, je sais dit-il, t’étais vraiment trop jeune,et t’étais un imbécile à suivre les fascistes, heureusement t’as commencé quand même à réfléchir et à temps. Le barbu, fait oui de la tëte, un peu honteux, me regarde en “sourdine” et ne dis pas grand’chose à part les noms de toute une série de médicaments qu’on lui à fait avaler ces jours qu’on ne s’est pas vu, il a eu l”influenza”, – j’ai l’impression qu’il regrette son passé, je l’éspère bien! – quant à mon amie elle est encore furieuse à cause de l’affreuse et difficile robe qu’elle à fabriqué pour l’affreuse cliente. Elle ne veut plus la voir, ni l’avoir . Peu à peu le temps passe, et le voilà, mon “fiancé”, un petit peu bu, dèjà.

Nous sommes maintenant tous ici. C’est le moment de leur dire que demain, il y à fête et je propose de venir tous et danser. Ils me regardent curieux , un peu ébahis, ils doivent se dire qu’enfin une dame aux cheveux blancs, quand même, faut pas éxagérer! Le seul qui ne dit rien, c’est mon “fiancé” – d’ailleurs il ne dit presque jamais rien , et quand il dit, on ne le comprends point, il baffouille – mais fait une grimace, pour lui ce doit être un sourire content. Vous aller me demander qu’est-ce qui arrivent aux gens qui nous transperçaient de leurs regards malveillants? Rien, ils se sont habitués à nous voir, on s’habitue à tout et on finit par oublier.

L’après-midi se passe vite, avec un cafè, du rouge, des glaces et avant de se dire ciao, on se mets d’accord pour demain soir. Assez tard - pour moi du moins - vers 9 heures, la musique ( hm, hm) commence vers cette heure là. A demain. Ciao, ciao.

Demain, donc aujourd’hui rien à faire une de ces tempêtes de pluie de vent, on m’à déjà annoncé que l’orquestre ne viendra pas. Ce sera demain. Espérons. J’essaye de voir quelque chose à travers les vitres, personne, tous enfermés chez eux.,et une fontaine qui tombe du ciel , un vent qui fait tomber mes plantes et avec la terre des vases, remplit de boue mes petits balcons. Zut. Attendre , toujours. Une autre fois à la fenêtre voir , voir n’importe qui, mais voir. Et bien j’servie traversant la rue en courant qui m’apparaît ? ce sombre “ j’sais pas qui “, toujours de noir vêtu . la pluie ne me laisse pas bien voir. Et disparu à nouveau. Il va il vient, mais qui est –il? D’où vient-il’ ? que veut-il? Pourquoi toujours comme s’il se cachait? Aurais-je jamais une réponse?
Je ne me serais jamais douter que j’aurais eu la réponse d’ici peu.

Le mauvais temps à fait place, heureusement , à un beau soleil. La nuit , j’en suis sûre sera belle et Laura vient de me dire qu’on aura de la musique ce soir. Bien. Les heures passeront vite et j’irais au bar dans l’après-midi, trouver mes acteurs–amis pour leur rappeler notre rendezvous pour danser. Éspérons qu’ils n’auront pas changer d’idée.

Allons, il est déjà sept heures , je les vois au bar, assis tous les quatres! J’y vais. “Bonsoir, bonsoir, ça va, oui, très bien”,ils sont tous contents. “On va bien s’amuser “,qu’on dit tous.
Un verre de rouge, pour nous nous mettre en forme pour tout à l’heure. On en à besoin, je sais qu'on est tous on est un peu timides. Mais à peine commence la musique, je ne veux pas l’appeler “bruit” aujourd’hui, je ferais semblant que c’est une bonne orchestre, et voilà que le premier à se lever c’est mon “fiancé”, je lui dis d’attendre encore un peu pour que la piazza se vide et qu’on puisse l’avoir toute pour nous. Oui, petit à petit les gens qui étaient ici, s’en vont pour aller voir de près la fameuse orchestre. On aura la petite piazza pour nous seuls! le soi-disant “fiancé” et moi , sommes les premiers à nous précipiter – lui attiré par la palissade comme toujours - la- dessus et on se mets à danser , quoi, j’sais pas mais on commence à tourner, et voilà les autres qui se joignent enfin à nous. On se tient tous par la main. Le“fiancé d’un côté, le barbu de l’autre, me serrant fort ma main, le moustachu prends la main de la dame et l’autre main reste libre.On danse on chante, on est gais, on tourne, on tourne en ronds “comme sur le pont d’Avigon” , on tourne, on saute, on tourne , tellement qu’on en est complètement saouls de bruit, de musique, de joies, on est hors de la piazza on est j’sais pas où, chacun quelque part dans notre passé, qui sait, mais on tourne et on tourne. Je la vois à nouveau cette ombre noire, pas possible, je suis saolue, c’est pas vrai, il n’a rien à faire ici, nous on est contents, et on danse, on danse! Ah, mais quoi, qu’est-ce’ donc que j’entends, tout à coup la musique change , ce serait la techno? non, non, c’est quoi ? quatre coups, cinq , j’sais plus,et je vois à travers mon souffle de fatigue ou peur, le moustachu qui se jette sur la dame,le “fiancé” est par terre, le barbu aussi, je cours morte de peur, et je vois cette ombre de noir vêtu se sauver en vitesse. Je crie , j’appelle aux portes mais déjà il y avait quelqu’un là , il retourne chez lui, appelle les “carabinieri” , l’ambulance .Les frissons de peur plus intenses, ne me quittent pas, je vais malgré cela, voir, si c’est vrai ce que je pense. Oui, la petite dame et le moustachu, morts. Le corbillard, j’avais raison! Horreur, mais pourquoi, pourquoi, qui, qui, comment , les larmes m’innondent...malgré tout je vais voir les deux autres, blessés mais vivants. L’ambulance arrive. Les “carabinieri” aussi , moi je me sauve presque en m’évanouissant , je n’arrive pas à ouvrir ma porte, je tremble, enfin, j’y arrive. M’attends à voir les “carabinieri” sonner à la porte. Non, heureusement. Prends un somnifère pour pouvoir oublier.Rien à faire dors pas.Impossible.

giovedì 10 aprile 2008

la petite Piazza 2 p - illustration Dominique Landau


dimancheencoreunefoisjiraisfaireuntourducôtédelaportanapoletanajusteavantdyarriverilyàune éspècedepiazzaquinestpasvraimentunepiazzamaisunendroitssez grandpou stationnerlesvoiturespas agréablemaiscequilyàdebon cestquicichezsavioonachètentdesglacesformidablesilslesfonteuxmêmes lespatronslebonhommeunpetitvieuxestbiendrôleavecsonbonnetsurlatêteetpuisilasuffitquejyailleune seulefoisetilsaitdéjàcequejaimelepluslaglaceauchocolatsûralorsilmenmetsbeaucoupetmefaitpayer moinsgentilnon?
puisvisaviscestmonami dinoilàunmagazindecadresetvendsaussidespeinturesaffreusesjenedis rien veuxpasloffenserc’estluiquimepréparerleschâssispourlestoilesetenplusmelesapporteilaététravailler enfrancependantquelque tempsetcommeluiaussicroitquejesuisfrançaiseilesttoutcontentquandilme voitparcequedecettefaçonil peutparlerenfrançaisilmefaitdetrèsbonsprixetpuisilmaracontéqueson beaupèreaussiétaitpeintreilladmireénormémentjaidemandéalsicétaitvraiquesonbeaupèreétait vraimentbonpeintreellemaditquecequilfaisaitétaitaffreuxcesontprobablementlespeinturesquedino vendstantmieuxs ily réussitenplusjecroisqu’icicesontcespeintureslàquisevendentceneserontjamais lesmiennesunjourilestentréchezmoietquandilavutousmestableauxaumurilàfaitunedecesgueules jen étaissûrecependanttrèsbienélevèilmedit maiscommetutravaillestcest beautu saisquelmenteur sympapetitàpetitilcomprendra.
Faudra que je lui en parle un peu de l’art.

Oui. T’as bien fait d’écrire comme cela, car ton histoire est en train de devenir très ennuyeuse, on dirait un devoir d’écolière. A qui cela pourrait intérésser? Tu commences à déconner.Pour une fois elle à raison.

Je vais laisser tomber le bar la glace et tout le reste pour quelques jours. Je m’enferme et d’ailleurs je ne les vois pas non plus, mes acteurs.La petite place est vide. Très rare. Qu’est-ce qui peut bien se passer? On verra bien. Ils en ont tous marre de la vie, pensent à leurs solitudes, sont allés se promener, ou quoi? Les heures passent, toujours rien. Raison de plus pour rester chez moi.

Plusieurs jours sans nouveauté ou plutôt de cafard, donc ni regarder au dehors ni soritr. Cela va passer. J’vais tuer le sale cafard avec un soulier. Un vieux soulier, cela va faire un bruit que je détéste, v’lan v’là qui est fait, baeuh, cela me dégoûte.
J’étais sûre que cela l’aura vraiment fait disparaître ce sale cafard. .Il est tard, malgré tout je vais jeter mon coup d’oeil au dehors. Il y à longtemps, une semaine ou deux,- j’ai perdu le compte des jours, - que je ne vois ma petite piazza avec ses habitants.Personne, mais qu’est.ce j’aperçois? Prends mes lunettes. Un personnage , cela doit être un homme, noir sur noir, tout de noir vêtu.Il longe les murs des maisons qui entourent la piazza, il regarde , devant, derrière,aux côtés, mais a l’air de faire le en sourdine, en cachette. Et sans même m’en apercevoir , il n’y est plus. Quoi encore des hallucinations?! Pas possible,.je commence à avoir de drôles de pressentiments.
Quels pressentiments, dit-elle, tu crois encore au fântomes’, à tes pressentiments, cesse de dire des conneries, tu ferais mieux d’aller te coucher , ce ne sont que tes yeux qui te jouent de mauvais tours depuis ton opération. Allez, éloigne-toi de la fenêtre. Cela suffit, depuis quelques jours que je t’observe, ça va mal ou quoi? Un bon sommeil c’est ce qu’il te faut. Aurait-elle raison? Hallucination? Mais alors j’en ai souvent car si je me rappelle bien, ce n’est pas le première que je vois ce sombre personnage, toujours en noir comme un présage pas si sage. Nous verrons bien. Demain, je sors.Décidé.

Pour un motif quelconque, il devra y avoir une fête un de ces jours. Il y en souvent, alors, on danse sur la petite piazza, où sur l’autre pas très loin d’ici, et la musique - façon de dire, du bruit, quoi – on l’entend de partout. Ce sont toujours les jeunes qui commencent à se balancer au rythme, presque, –enfin quelque chose en ce genre – quelques vieux qui se rappellent de leurs jeunesses, pas mal quand même. Un peu de tout, tangos, bolero, java, musique napolitaine, salsa, samba - qu’il croyent - enfin assez pour remuer un peu. Amusant.

Et pour remuer un peu, je m’en vais attendre mes amis, sur la piazza. Espérons qu’ils se montrent aujourd’hui. Ma glace, mon attente, une cigarette, un verre d’eau, tout ceci por voir s’ils apparaîssent. Ils me sont manqués. Ils sont amusants dans leurs tristesses - même le barbu, ex –beau, c’est lui le plus déséspéré ,je crois, - ou serais-je devenue sadique? M’amuser de la peine des autres, pas possible, oh je voulais sûrement dire qu’ils me donnent l’occasion de ne pas penser à moi, oui, c’est cela. L’ attente se fait longue mais je ne perds pas l’espoir. Ils vont venir, c’est pas possible autant de jours sans les voir.Quand il arriveront je leurs parlerai de cette fête,possible qu’ils balayent la tristesse et on va tous danser!!!! Bien j’suis contente cela fait des années que je ne fais pas un pas. De danse.

Tiens les cloches sonnent. J’aime beaucoup le carillon des églises. Certain, que c’est pour annoncer quelque fête d’un quelconque saint, surtout que ce soit un qui aime faire la foire!
Et en parlant de cela, on va vraiment faire “du carillon “ demain . On sautera, on dansera, on criera. La joie, quoi, pour une fois. Je me sens bien et puis, il fait chaud. Soleil, ciel bleu, la nuit avec de superbes étoiles, chaleur , c’est exactement ce don’t j’ai besoin.Oui, demain ce sera un 14 juillet sur la petite Piazza!!! Sils sont là. Seule, jamais.

mercoledì 9 aprile 2008

la petite Piazza 2 o - photo Dominique Landau


Je me demande si mes amis - acteurs seront là, si j’y vais à la Piazza. Encore, dit-elle? Mais c’est une idée fixe? Oui, t’as pas encore compris? Un autre coup d’oeil au dehors, et surprise , oh, pas tellement , car ici c’est comme ça, une variabilité de climat incroyable, du soleil et le fleuve disparu! Et, je la laisse ici à parler seule.

On est tous assis comme depuis plusieurs fois dèjà autour d’une table et la Piazza nous entoure.Ils parlent, racontent, discutent. J’écoute. J’apprends. Et commence à refléchir sur la vie des ces personnes et me dis que je suis moins seule qu’eux. Je me jure à moi-même de ne plus jamais me plaindre de ma solitude. Elle n’existe pas. Pas comme la leur en tout cas.

Celui qui commence à m’être le plus sympa, c’est le moustachu. Seul comme un chien abandonné, il n’à que ses souvenirs comme compagnie. Pesonne. Sa famille , tous morts pendant la guerre. Et cet ami, le barbu ex – fasciste- j’y crois guère, il a probablement voté pour Fini, ex, aussi, celui-ci , boh, crois pas- est peut- être son ami, qui sait, soi-disant.. Oui, il un chat aussi moustachu que lui. Pas grand’chose comme compagnie.
La petite dame, c’est vrai, elle me fait de la peine, tellement vulnérable, absolument seule.Je m’étais trompée en disant qu’elle est opportuniste, non, elle cherche comme beaucoup d’autres un compagnon et ne sais pas vraiment comment s’y prendre, se trompe à chaque coup, pas trop intelligente, puis je me demande si elle ne serait pas encore amoureuse de son disparu, de mari.
Quant au barbu, dieu comment ai-je pu un seul moment penser qu’il ressemblait à Pablo!Ses yeux? Oh, non, les yeux de Pablo jettaient des scintilles vertsbleux , celui- ci lance de la bave larmoyante. Il est seul malgré son fils car d’après ce que je comprends il n’y à aucune communication entr’eux.. Il continue à faire le beau,le vieux-ex-beau et vouloir séduire tous ceux et celles qui se laissent prendre à son jeu. J’crois pas que ce lui soit aussi facile, il est vide, égoÏste, vaniteux.
J’irais acheter mon jeans autre part.
Quant à mon “fiancé” , il ne parle pas, il baffouille de temps en temps quelque chose, et boit. Sûr qu’il fait le fou, j’crois pas qu’il le soit vraiment, il me lance des clins d’yeux ironiques,curieux, pas si fou que ça, il doit avoir compris depuis longtemps que pour survivre en ce monde, il suffit de s’enfermer dans un univers uniquement à lu.Et comme seule compagnie, la bouteille. Fascinant comme personnage.

Je vais devoir faire des recherches sur lui. C’est trop bizarre qu’on ne sache même pas son nom ici. J’ai demandé a Laura., au pharmacien, à d’autres amis, - peu ici, - mais malgré tout j’comprends pas cette indifférence , cette ignorance sur une personne que tous voient depuis toujours, que tous appellent “ le fou du village”, tous rigolent quand il se mets sur la palissade a discourir, à chanter ou à danser, ils ne lui parlent pas, et si lui se dirige à quelqu’un, ce qulequ’un s’en va sans lui répondre. Tous, comme s’ils avaient peur de lui.Et il continue son train-train il est innofensif. Alors?
Pour moi,c'est un vrai exemple d’un être absolument indépendant. Il s’en fiche de tous et de tout. Donc, libre.

En parlant d’autres choses, cela fait bien plus de deux semaines que la petite dame qui venait en face de chez moi, à la pharmacie, tous les mardis, ne vient plus. Je ne vois pas non plus sa mère sur la place, ni l’infirmière. Serait-il arrivé l’inévitable ? Tristesse.

Tiens pour nous changer d’idées, on va faire un tour. Il fait beau maintenant le sacré vent s’est envolé…Montant la Via del Corso, on arrive à une autre place plus grande mais point aussi belle que ma petite piazza, il y à une tour ancienne et une grande église, et de tas de petites rues qui partent dans toutes les directions , on y trouve, comme sur la Via del Corso, pleins de boutiques d’habits, de pains, des enotecas, de videos, de machines pour les ordinateurs, magazins de musique, de souliers, etc, et surtout on y vends aussi des plantes et des fleurs. J’y résiste jamais et voilà que j’achète une plante pleines de fleurs de toutes les couleurs. Plus loin encore tout au bout de la Via, une énorme librairie Mondadori vient d’ouvrir. Ċa c’est formidable. On y trouve même quelques livres français et anglais.Je continue et traverse un jardin, j’arrive à une boutique qui vends matériaux pour artistes. Le patron me connaît, puisque c’est chez lui que j’achète mes toiles pour peindre.
Assez marcher pour aujourd’hui. On va voir ce qui se passe sur la petite piazza. Cependant en arrivant, je ne vois personne, seulement pleins de gosses en bicyclette ou qui jouent au ballon, et de tas de jeunes mamans et leurs bébès. Le soleil bat en plein! Je vais y rester un moment aussi, j’adore le soleil... surtout ma glace de tous les jours, à présent qu’ìl ne fait plus froid. Je m’ennuie à rester ici assise, je finis ma glace, m’en vais. J’ai l’impression que mes personages ne viendront pas .Alors à quoi bon rester? Vite j’emporte ma plante car les fleurs commencent à devenir tristes, trop de soleil pour elles, je dois leur donner à boire.

la petite Piazza 2 n - photos Dominique Landau


Le crépuscule est déjà sur nous. Tout à coup, j’aperçois quelqu’un qui nous regarde d’assez loin, tiens je me dis celui-là, jamais vu. Mes amis m’interpellent, et quand je cherche de nouveau l’inconnu, je ne le vois plus. Aurais-je des hallucinations?
Non, car en revenant,- ils veulent tous m’accompagner chez moi - je crois pour que je les fasse monter , aucune envie de le faire. Bon et bien en revenant, j’entrevois à nouveau cet inconnu, au loin, mais aussitôt qu’il aperçoit la direction de mon regard, le voilà disparaître à nouveau. Boh, je dois être fatiguée et je commence vraiment à voir des choses qui n’existent pas .A demain que je leur dis, je leur claque presque la porte au nez avant qu’ils ne puissent me demander de voir mes tableaux. Je sais qu’ils sont curieux .Ciao, ciao, on se voit demain. Ouf, j’ai quand même eu peur qu’ils ne me suivent et montent les escaliers derrière moi.

A peine assise la voilà qui me dit. Alors t’es contente? C’est toi qui te donnes en spectacle ici. C’est le comble, une personne de ton âge, soi disant respectable, etc, etc, et blablabla., merde laisse moi tranquille , j’fais ce que je veux. Et m’en vais avec un livre dans un coin. Laissons- la parler toute seule.

Et puis tout à coup j’entends un bruit différent, je laisse mon livre , j’essaye de voir à travers les vitres – il fait dèjà assez sombre - et je vois un corbillard!!! Brrrrr, je me demande ? serait-ce un mauvais augure? J’aime pas voir cela. M’en vais v oir la télé qui me fait dormir.

J’ai froid en – dessous des couvertures. J’sais que le temps est mauvais aujourd’hui. Eh, oui, je me lève avec une humeur de chien, mon corps n’à pas besoin de savoir comment est le temps, il le sent. Oui, le déluge, un vent furieux, il ne manque que la grêle. Éspérons qu’elle ne tombe pas , mes pauvres plantes vont encore être blessées.

La routine de tous les jours, café, douche, puis, pas envie de m’habiller, pourquoi faire, je ne pourrais mëme pas me placer au balcon regarder à la fenêtre, pas intéréssant. Attendre que cette pluie cesse que le vent s’en aille hurler autre part. Attendre. C’est ce que je fais. Ce mot “attendre” il y à longtemps déjà qu’il me casse les pieds, ouf. Patiente, il n’est encore que onze heures. Ce sont surtout les après midi, les plus amusants, quand la petite Piazza se réveille.

Bien, alors à toute à l’heure.Je vais voir s’il y à de la poste- façon de dire – car ce n’est point une vraie poste, celle qu’on peut toucher, le papier ,regarder les timbres, voir l’écriture , lire, déchifrer quelque écriture difficile ( comme la mienne par exemple) non, tout ou presque tout est virtuel de nos jours, alors, bon, vive l’ordinateur, je me place devant, etc.Rien ni même virtuel. Zut Je vais lire les journaux. Aucune bonne nouvelle. Malheureusement, les mauvaises nouvelles, car il n’y à que celles-ci, ne sont pas du tout virtuelles. Terrible. J’en ai marre, surtout parce que je ne peux pas empêcher que le monde s’entretue et ne peux pas non plus tuer tous les cons de politiciens qui manipulent le globe. La globalisation, oui, la merde, quoi! Assez. .C’est elle ou moi qui parle? C’est vraiment fou ce qu’on se ressemble.

J‘peux pas rester sur place, je vais jeter un coup d’oeil à la fenêtre.Le déluge à cessé, il à laissé un fleuve sur la rue, je traverse pour joindre la Piazza,car il coule assez vite. Le vent siffle encore, un rayon de soleil, assez faible, lutte avec le ciel encore assez gris – déteste le gris – dans un grand moment ce mauvais temps va passer, je crois.

martedì 8 aprile 2008

cerchio-foto Flavia Farina


no!
urlo
non ci vado

calca
ansimante
nebbia fitta

la vastità
della mia ossessione
m'imprigiona

un fiume in piena
voci assillanti
nuotano
dentro di me
attorno
e
intorno

il cerchio si restringe
mi si stringe il cuore

malumore