quelle merveilleuse surprise! Franco, mon grand ami et miraculeux docteur! est venu me voir! cela faisait 20 ans qu,on ne se voayait
pas...on s,ecrivait!
Eh, oui, je le sais que je me répète. Je ne le ferais jamais assez. Oui, te le dire, te le crier, te l’écrire, te le murmurer, te le pleurer, te le chanter –même si je chante faux – s’il le faut, je crierais à tous les vents et à tous les coups combien je t’aime et je n’y viendrais jamais à bout. Et voilà que tout à coup j’ai devant mes yeux, ceux de ma mémoire, voir avec ma peau et oh! merveille, avec tous mes sens et surtout le sixième, le jour que je t’ai vu pour la première fois. On dirait que les années sont toujours là. Quand je pense à toi. Moi qui croyais ne pas avoir ce sentiment maternel inné, paraît-il, chez les les femmes, l’instant que je t’ai eu dans mes bras, j’ai compris ce qu’était et la vie et le bonheur, la joie et la peur. Oui, un frisson de terreur m’ a parcouru de haut en bas, au dedans, au dehors. J’ai eu peur de ne pas te reconnaître lors qu’on serait venu te prendre pour te rammener après, quand bon leur semblerait. Je parle de la clinique où tu es née: Arnaldo de Morais, à Rio. J’avais entendu dire que parfois par négligence on confondaient les nouveaux nés et on les changeaient...Tu parles de l’effroi qui m’a envahi! Ce qui a provoqué une force de tigresse et des cris d’une forcenée, car je ne voulais pas te lâcher! Ton père croyais que j’étais devenue cinglée. /
----------------------------------------------------------------------------------------------------- Je t’aime, c’est tout. C’est la seule vérité qui compte. Et ainsi, ici, je dis: Vade retro, retrocedi, diabo de vida. Pour t’avoir à nouveau, toute petite, toute douce près de moi, plus près, très près puisque tu étais dans mes bras....
Estaba pensando en mis primeros años al lado de Miguelito, como tú lo llamabas. Años de gran cambio. Años intensos, interesantísimos – toda una revolución en el campo de las artes, teatro, etc ., debido a Miguel- Tantos eventos en los cuales tomaba parte, de los cuales me sentia hacer parte. Ah, pero te quiero recordar como nos reímos de tu inocencia – hoy practicamente inexistente después de los, que sé yo, a lo mejor cinco años – Miguel e yo, cuando al regresar de Taxco, donde nos habiamos casado, asi , de improviso, Elin ya no estaba... No habíamos podido casarnos porque todavia no era divorciada e além do mais, pr’a que casar! Al pasar cerca de una casa colonial linda con un montón de personas vestidas de blanco, traje típico de los indígenas de por allí, de repente , Miguel me pregunta:” Nos casamos?” El presidente municipal era su compadre. Entramos: “ pero donde estàn los testigos? Dijo el amigo. Miguel sai e volta com dois sujeitos todos de branco vestidos e com uma cara cheia de alegria e um pouco de surpresa. Claro, nunca ninguém, pelo menos não um “ branco” les habia jamàs pedido tal cosa. La cerimonia fue corta . Al salir , fuimos todos a tomar tequila en una cantina y todos se emborracharon. Menos yo que no queria perderme estos momentos que me parecian sortir d’un livre . Casi un cuento de Juan Rulfo o Francisco Rojas G. Meses después supe que Miguel les habia dado 20 pesos a cada uno. Era mucho dinero entonces para quién tenia tantos hijos y dinero casi inexistente.......
Mon ambition et illusions – comme tu vois – n’ont point de limites. Pas encore fini celui-ci, de soi-disant livre et dèjà je pense commencer un autre! Peut-être, dis-je cela car ces tapis, ces candélabres, me transportent loin, trop loin et dans le lointain pays ou je suis née. Des images me remplissent les yeux, ma mémoire est trop claire, et parfois cette clarté fait trembler.Pourqoi? De quoi ai-je peur de me souvenir? Revenir? Revenir d’où... puisque je crie sur tous les toits que je ne viens de nulle part, n’appartiens à aucune terre. Retourner? Toujours tourner en rond. .. Non. Les retours cela n’existe pas dans mon vocabulaire. J’erre libre comme l’air . Sans jamais savoir où et quand cet air m’emportera peut-être dans une autre ère. Auprès de mon père. Cet homme a qui nous devons d’être sur la terre. Lui, déraciné, moi sans racines... Et tu sais quoi, Dominique, credo che sono arrivata a una scorciatoia. Non voglio più passegeare nel passato. Guardare queste infime cose rimaste da quel lontano tutto, mi fa troppo male. Une identité? Oui, je l’ai quand même récrée avec et dans l’amour et l’amitié – (qu’est-ce l’amitié sinon l’amour sans sexe!) la beauté, l’intelligence et la création. Mes racines, à présent c’est vous tous que j’aime. Qui m’aiment. Qui que ce soit. De n’importe ou et n’importe quand. Passé, présent, futur. Tout est ici. Tout à toujours été partout. Partout ou j’ai ete, ou je suis,ou je serais///
Pittrice conosciuta in America Latina, specialmente Messico e Brasile, con più di 60 mostre individuali, e circa 150 mostre collettive.
Su blog desde 2007
Myra Landau è senza dubbio un punto fermo nella storia dell’arte latinoamericana.
Nata in Romania, ma cresciuta da quando aveva 12 anni tra Brasile e Messico, Myra Landau ha adottato le colline romane come dimora, dopo essere arrivata in Italia nel 1994.
«Non ho patria, e anche la parola patria non mi piace. Ho vissuto in molti paesi, ma sono una persona senza limiti di frontiere o bandiere. Dove ho gli amici, sono a casa e l'Italia è per me cosi». Racconta in queste poche parole la sua intensa vita, iniziata dalla fuga dall’Europa sconvolta dalla guerra e dai regimi totalitari, approdata sulla riva della libertà espressiva del Brasile degli anni ’50.
La Landau è poi maturata come artista in Messico, dove ha lavorato ed insegnato belle arti per decenni.
Vade retro è il romanzo intenso della sua vita, scritto in quattro lingue.