venerdì 4 gennaio 2008

vade retro fragmento de uma carta comprida à minha filha escrita em 1998 - ilustraçao e fotos de Dominique Landau





Per favore, retrocedi, vita. Riportami al caldo. Riportami il caldo.

J’attends, donc, les beaux jours pour continuer notre tour autour de mon séjour, un peu partout. Revoir avec toi, refaire avec toi, ce parcours, toujours trop court. Tu vois je reprends mes rimes si faciles, mes jeux de mots. C’est idiot, d’accord, mais cela m’amuse. Peut- être, est-ce cela, ma muse...Mille excuses pour ce ridicule lapsus...Muse!!! Horreur. Ceci veut dire, j’en suis sûre, que je dois en finir avec ce charabia sans fin. Et en vain, parler de, regarder vers, remémorer le passé, ordonner le présent - inexistant - rêver de jours à venir dans un avenir qui devra finir, j’éspère bientôt, car il fait trop froid. Merde, je me répète à nouveau.
Mais il est trop tôt, encore...

Alors, la seule chose qui me reste à dire, c’est combien je vous aime, avant de te rappeler, par exemple, la destinée de quelques tableaux. Les uns coupés par la rage impuissante d’une femme abandonnée, au bord d’une crise hystérique, puis recupérés par moi, brulés par moi pour exorciser las malas vibras, conoces la historia... Otros cortados por la rabia impotente de un adolescente, celoso de su padre y enamorado de mi - venganza tonta, pero, oh! cuanto sofrimento al confrontar por vez primera, de tan cerca, una agresión gratuita. Este mismo fin tuvo uno de mis murales en la rectoria de la Universidad Veracruzana. Te acuerdas? Roberto Bravo Garzón, en aquél entonces rector de la universidad, salió corriendo de su oficina al oír los ruidos extraños o que sé yo, que hicieron los porros cuando primero echaron botes de pintura y después acuchillaron los Landau. Salió corriendo y gritando:” no, no, la pintura de la Landau, no!” De nada sirvió. El mural siguió el destino de los otros. Ici, je dois interrompre ce destin de certains de mes tableaux, sinon cela aura l’air d’une tragédie de quatre sous...Je vais te rappeler,donc la quantité énorme de mes oeuvres qui ont servi pour payer notre ami le docteur Manuel Dosal de la Vega, pour toutes les visites gynécologiques et opérations, jusqu’au moment où j’ai pu lui dire: ” Docteur, à présent je vais pouvoir vous payer en comptant et non pas en nature.” Voulant dire, en dessins ou tableaux...et non pas autre chose...Honni soit qui mal en pense. Sa rèponse a été, au plus sympa: “ Que veux-tu que je fasse de ton argent? Je préfère que tu continues à me payer en éspèces.” Et comme ceci, c’est un des plus grands collectioneurs de Landau. A faire l’envie du docteur Eduardo Cesarman, qui n’était que mon cardiologue, donc, et heureusement, il a très peu de mes oeuvres. Et te souviens-tu de celui, de docteur qui m’a opéré ma main droite? J’avais si peur, tu parles, ma main droite! Et puis l’argent toujours ce foutu argent... Et, voilà, qu’en écoutant toutes mes excuses, pour ne pas me faire opérer, après avoir diagnostiquer que la seule chose a faire, était justement cela, opération, il me dit:” Tu me payeras avec le premier tableau que tu auras peint apres l’opération.” Cela m’a rassuré. Il l’a bien méritée, le docteur Marco Antonio Lazcano, la belle toile avec tous les plus gais bleus de l’arc-en-ciel, que je lui ai donnè, avec ma main toute neuve et ma bourse contente.
Pourquoi ne pas avoir continuer comme dans les temps passés, el trueque...Des siècles, de cela...Inutile même d’y penser.
Continuons. Alors, vois-tu une autre destinée plus agréable pour mes dessins et peintures, et pour moi aussi, car ainsi cela me fait avoir non seulement des docteurs, mais surtout des amis. Arrivée à Rome, je dois aller voir un urologue, à cause de mes insupportables pierres aux reins. Je tombe sur le professeur Franco Grassetti. Quelle chance, il aime la peinture contemporaine. Lui à déjà une petite collection de mes peintures et objets divers, mais il a surtout ma reconnaissance et mon amitié. Il a fait disparaître, comme par miracle, la dernière pierre de mon chemin... Je veux dire, rein. Excuse encore une fois, mon petit vice de jeu de mots. Je ne peux y résister.
Et pour en finir avec l’histoire de certains Landau, je viens de me souvenir d’une chose amusante, arrivée à un tableau que je venais juste de finir. A Xalapa. Je le pose, par terre, contre le mur. J’attends que les couleurs sèchent. Et qu’est-ce que je vois? Cacilda, la chatte noire de Marie-Louise, qui, oubliant son sexe féminin, lève la patte, lance la queue en l’air et pisse droit sur ma toile! Et ajoute comme ceci une autre ligne sur mes lignes...Furieuse, je vocifère, employant tous les gros mots dont je suis capable et je le suis...vous en savez quelque chose... A tel point, que Marie Louise et Jean-Luc arrivent en courant, pensant qu’il m’était arrivé je ne sais quoi de grave. Pour moi cela l’était...Ils éclatent de rire et Jean Luc me dit qu’en séchant, la tache disparaîtrait. Je lui réponds, que ce n’est pas vrai, que mon tableau est foutu , qu’il était très réussi, que ces maudits chats, etc.,etc. Pour me calmer, il me dit:” D’accord, si tu ne me crois pas, on vas faire un pari. Si la tache disparaît, le tableau est à moi. Si non, je te l’achète” Je lui dis qu’il est cinglé, que la souillure restera là pour toujours et en plus, qu’il me racontait des conneries, car il n’avait pas l’argent pour l’acheter. Résultat - et cela me fait un plaisir énorme, le tableau est à lui. Il avait eu raison. Cela a séché et n’a pas laissé de trace.


Chissà che destino avranno, questi lavori fatti da quando sono qui, a Roma. E che stanno ancora nella mia casa troppo piena. Alcuni, sono gia arrivati alla loro dimora. Forse cambieranno ancora rotta. Spero di no. Perchè non li ho venduti. Sono doni che ho fatto con tutto il cuore. Encore une façon de ne pas vouloir être oubliée...Oh! vanité! Et, oui, je n’y peux rien.
Chega. Não quero mais agarrar nenhuma outra encruzilhada. Acabei com os passos para atràs. Ho chiuso con i zigzag. J’en ai marre de tourner en rond. J’aurais tellement d’histoires à raconter. Des faits divers lesquels pourraient, qui sait, te faire rire. Cependant, en ce moment, ma veine d’écrivain - quelle audace ! - à un frein. Non, pas seulement le froid. Mais aussi et surtout, la peur de t’ennuyer. Voilà.
Alors, jouer à cache -cache, avec tous les rêves, hallucinations, fantasticherie, verità, irrealtà, vani desideri, visioni onìriche o semplicemente quotidianità, e alcuni ricordi, m’obligent à en finir. Peut-être encore quelques tours dans ces alentours: ma maison, notre vie. Y bajando las escaleras para abrir la puerta, mis ojos encuentran el bastón que me diste al regresar de Panamà. Viaje que hiciste con Jean Luc. El, como antrópologo, tu, como fotógrafo, para un reportaje sobre los Cunas. Llegas y toda orgullosa me entregas este lindo bastón esculpido y pintado, diciéndome: “ toma, és como un cetro. Me lo dió un capo de los Cunas. Ahora es tuyo. Te toca.” No te imaginas cuánto bien me hizo. Me hace. En momentos de autodevaluación, lo prendo nelle mie mani e mi sento un’altra volta “qualcuno”. Per lo meno, un’altra volta, capo della mia vita. Esta escultura Cuna, està ahora colocada dentro de una bellissima olla, enorme, traída de Oaxaca. Otro de tantos tesoros que me acompañan a lo largo de toda una vida. No te imaginas cuántas veces, nestes días, el bastón caminó conmigo... per sostenermi in vita.
La mia vita. Ecco, Dominique, purtroppo, non sono i ricordi che tu avresti desiderato leggere. Ce sont des mots. Un charivari. Ma vie. Ne t’en fais pas. Je n’ai pas encore fini. Une petite partie de ta vie dans ma vie. Et celles - ci sont très loin d’être finies...
Rien ne va plus? Mon cul. Les jeux sont faits? Comme disent les croupiers... Pas vrai. A toi de jouer. A vous, de jouer. Car les jeux ne sont pas faits... quoi qu’en disent les croupiers... ça y est, comme tu vois je n’arrive pas à te quitter. Zut! Mais, ah! Un grand mais, les jeux ne sont pas faits. Les faits suivront les fées. Et me poussent à continuer le jeu. Quoiqu’en disent les horribles croupiers.

Vade retro, retrocedi, vida.

Les recuerdo, cuánto los quiero. Assai. Vi voglio tanto bene. Lo sai.

Scende apparsa tramonto spazza via diventa pazza aria fitte cuore animale tenebre anima travolgente casa parlo fiori me uccelli via andati siete. Via via via via. Vai via vai vieni vai vieni vita andirivieni vai e vem vida ida vai vai vai mas vem.
Sim sei. Se que vendrai. Vida. So che verrai. Je sais que tu reviendras. Vie. Tu es là. Jamais tu ne t’en iras. Ici, là, avec moi.
Vos oreilles bourdonnent? Ce n’est rien. Ce n’est que moi. Oyez, oyez, bonnes gens... c’est encore moi. Quoi? Croyez-moi, oui, ne riez point
Ce coin, oui, ce coin-ci, Mauro, ton oreille, et toi, Marco, soy fantasma ya no me puedes cargar; no te rias, Tamara, devi credere, non cè niente di più divertente che la fantasia, sono diventata così piccolina - te l’ho detto - ti ricordi? Dovrai portarmi sempre con te nella scatolina di fiammiferi con buchi perchè io possa respirare...ma siccome sono anche fantasma, non ti preoccupare se non hai fatto i buchi...
Respiro lo stesso.

2 commenti:

Tati ha detto...

Oii vovo!!!
c bo!!!
<3
sii, ti mettero nella scatolina di fiammiferi haha:D
besossss:)
(c vraiment bien les fotos!!!)

mauro ha detto...

cada vez que habra un viento en mi oreja voy a pensar que eres tu, dime algo de vez en cuando de lo que ves en tu estrella!
y sigue colocando fotos, se ve lindisiiimmooo, beijao,